Skip to main content

Full text of "L’“herméneutique” cohérente de l’action de Ratzinger-Benoît XVI lue à la “lumière” de René Guénon"

See other formats


Virgo-Marla.org 


CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX 
http://wWww.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel aux quatre eveques de la FSSPX.pdf 


Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le 
FAUX CLERGE ANGLICAN ? 





Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti. 


(Tractus Missæ Salve Sancta Parens) 
jeudi 14 octobre 2010 


Ce message peut être téléchargé au format PDF sur notre site http://wWww.virgo-maria.org/. 


L’‘“herméneutique” cohérente de l’action de Ratzinger-Benoît XVI 
lue à la “lumière” de René Guénon 








Guénon, l'orthodoxie, et Benoît XVI 


Un lecteur de Virgo-Maria.org nous communique cette étude « Guénon, l'orthodoxie, et Benoît XVI » qui 
circule actuellement sur internet. 


« Nous pensons avoir montré dans tous les cas que la convergence entre Benoît XVI et la hiérarchie 
officielle de l'orthodoxie n'est pas entièrement due au hasard » conclut l'auteur 


Voici quelques citations importantes de ces deux textes. Elles illustrent bien pourquoi le programme de fausse 
restauration de l'abbé apostat Raïtzinger-Benoîït XVI, fait de rapprochement de l'église [secte] Conciliaire avec 
l'anglicanisme, l'orthodoxie et la FSSPX trouve sa cohérence dans la pensée de René Guénon : 


« Dans le domaine théologique ou mystique les errements gnostiques de certains orthodoxes 
commencent souvent par des divagations sur le thème de la divinisation. » 


Clément d'Alexandrie « prête des doctrines ésotériques à toutes les écoles philosophiques de 
l'antiquité, affirmant que celles-ci (et même, aussi paradoxalement que cela puisse paraïtre, l'école 
épicurienne) possèdent, outre leurs livres officiels, des livres secrets, qu'elles ne divulguent qu'aux 
membres de leur secte. Où l'on voit que si conspirationnisme il y a, il est davantage encore chez ce 
Clément d'Alexandrie dont Sernine se réclame, que chez Couvert ou Jean Vaquié... » 

«les modernistes orthodoxes (qui sur ce point, ont des imitateurs catholiques conciliaires ou 
traditionalistes) prennent-ils une citation des pères grecs ou de mystiques orthodoxes sur la divinisation 
ou sur quelque thème du même genre, extraient cette citation de son contexte doctrinal et spirituel, puis 
la pressent jusqu'à en tirer une thèse gnostique plus ou moins marquée » 


« qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer entre un orthodoxe qui, quoique schismatique, reste jusqu'à 
un certain point doctrinalement sain, mais, qui, comme tout orthodoxe, est attaché à la doctrine de la 
divinisation et peut à l'occasion l'exprimer en des termes exagérés de l'orthodoxe gnostique ou 
moderniste qui détournera cette doctrine en un sens virtuellement maçonnique » 


« Ajoutons que ces déviations sont beaucoup plus notables dans des pays comme la France que dans 
des pays orthodoxes tels que la Grèce ou la Russie. Et que même en France, c'est plutôt la frange la 
plus moderniste ou la plus gnosticisante de l'orthodoxie qui tient les revues et les maisons d'éditions » 


« Nous avons vu l'importance de la doctrine de la divinisation dans la pensée orthodoxe, ainsi que la 
réinterprétation gnostique que lui fait subir le courant moderniste au sein de l'orthodoxie. » 


« alors que dans les milieux catholiques, les gquénoniens se recruteraient plutôt dans les milieux 
conservateurs voire traditionalistes, en raison de l'insistance de Guénon sur une notion, relativement 
faussée par ailleurs, de tradition, dans l'orthodoxie, Guénon peut séduire également (et peut-être 
d'ailleurs prioritairement) certains courants modernistes du fait que, dans le cadre orthodoxe, même 


ces courants conservent une forte référence à la tradition, et que, comme nous l'avons vu, ils donnent 
comme le courant ésotériste un sens gnostique au concept de divinisation, lequel joue un rôle central 
dans un cas comme dans l'autre » 





« Karl Rahner et Benoît XVI sont certainement gnostiques, mais ce ne sont pas pour autant des 
ésotéristes, quoiqu'une étude approfondie montrerait des convergences étonnantes entre les thèses du 
courant guénonien au sens large et la théologie aussi bien que la praxis du pape actuel. » 


« on observe une forme de quénonisation de certains courants orthodoxes occidentaux qu'on pourrait 
qualifier en un sens de modernistes, mais qui restent traditionnels par certains aspects et qui peuvent 
tout aussi bien être en relation avec les milieux guénoniens catholiques de tendance traditionnelle » 


« certains orthodoxes ont bien vu le danger représenté par l'œuvre de René Guénon : mais parfois 
aussi, un peu comme certains traditionalistes, ils sont tentés de relativiser le problème en raison des 
positions conservatrices de Guénon, de sa référence à la notion de tradition » 


« la pensée de René Guénon converge étrangement avec les thématiques des courants modernistes 
conservateurs (et parfois, même, moins conservateurs) : valorisation des traditions religieuses non- 
chrétiennes prises en elles-mêmes, thèmes panthéistes ou panthéisanis, une certaine forme de 
relativisme, un pathos de la divinisation de l'homme compris en un sens gnostique, etc. » 


« les contradictions apparentes du pontificat de Benoît XVI disparaissent comme par enchantement 
dès lors qu'on l'interprète d'un point de vue peu ou prou guénonien (qu'on se réfère d'ailleurs à Guénon 
lui-même ou à l'un de ses disciples comme Schuon ou plus près de nous Jean Borella). Discussions 
avec la FSSPX, interprétation du Concile à la lumière de la Tradition, réhabilitation (très) partielle de 





l'ancien rit, aussi bien que réhabilitation et béatification de l'ontologiste Rosmini (c'est l'abomination de 
la désolation sur l'aile du Temple), concession et dialogues à l'égard des religions non-chrétiennes, 


œcuménisme centré non comme précédemment sur le protestantisme (honni par Guénon et ses 
disciples) mais sur l'anglicanisme (tendance traditionnelle au sein du protestantisme, et en même 
temps berceau de l'ésotérisme moderne avec Fludd et consorts) ainsi que sur la FSSPX et 
l'orthodoxie, aux tendances traditionnelles en pleine conformité avec les canons guénoniens de la 
religion traditionnelle. » 





« Benoît XVI (...) se meut dans un espace d'action et de pensée au sein duquel les principes 
guénoniens restent des principes explicatifs valables » 


« Une autre explication encore serait que Benoît XVI (...) agisse sous l'influence d'organisations 





initiatiques antérieures à la personne et à l'œuvre de René Guénon lui-même 





programme qu'elles comptaient mettre en œuvre plus tard et qu'elles mettent en œuvre actuellement à 
travers la personne de Benoît XVI » 


Ces commentaires illustrent l“herméneutique” cohérente de l'action d'un Ratzinger-Benoïît XVI lue à la 
“lumière” de René Guénon. Et combien les milieux qui soutiennent la faribole d'un Ratzinger-Benoît XVI 
« traditionnaliste » sont d’une inculture et d'une naïveté sans fond, quand ils ne sont pas manipulés. 


Comme nous ne cessons de le die depuis des années, nous assistons en direct, avec ce Coagula de 
Ratzinger-Benoîït avec les anglicans, les orthodoxes et la FSSPX, à la réalisation d'un plan (rosicrucien) conçu 
par les hauts initiés. Nous sommes en plein mystère d'iniquité. 


Continuons le bon combat 


La Rédaction de Virgo-Maria 


© 2010 virgo-maria.org 


&&& 


L'orthodoxie moderne 


14 septembre 2010 


Le modernisme orthodoxe ne se limite pas à un programme réformateur, sur les questions liées aux 
sacrements et en particulier au mariage ou remariage des prêtres et des évêques. Il contient également une 
part plus théorique ou spéculative, plus théologique ou plus mystique. Dans le domaine théologique ou 
mystique les errements gnostiques de certains orthodoxes commencent souvent par des divagations sur le 
thème de la divinisation. Sur ce thème, cher depuis toujours aux orthodoxes — et déjà avant la séparation des 
églises, aux pères grecs — les modernistes commencent par une citation des pères. Citations de pères 
orthodoxes, mais qui, sur des questions mystiques, peuvent avoir du mal à expliquer leur pensée du fait du 
caractère très délicat de tout ce qui touche à la mystique, et donc, employer des expressions à prendre avec 
précaution et dont on peut facilement exagérer le sens. Ou alors — mais peut importe, en fait, les deux tendent 
au même but — citation de pères à la limite de l'orthodoxie, comme Origène ou Clément d'Alexandrie. Ce 
dernier d'ailleurs, longtemps considéré comme saint et encore considéré comme tel chez les orthodoxes a, 
rappelons le, été retiré du martyrologe romain par Benoît XIV et enseignait une théorie de la gnose chrétienne 
compréhensible dans un contexte grec (ou le mot gnose signifie seulement connaissance) mais évidemment 
facile, surtout dans le contexte actuel de dépravation généralisée de la doctrine, à tirer dans un sens 
hérétique, comme on le voit même en milieu catholiques ou soi-disant catholiques avec Jean Borella et ses 
émules. Notons au passage que la récupération du cas de Clément d'Alexandrie par Paul Sernine (lequel en 
fait l'un des deux grands arguments de son livre pitoyable) est des plus paradoxales dans la mesure où celui- 
ci, même s'il prêche une notion de gnose ambigüe (ce qui du reste rend pour le moins paradoxal le point de 
vue de Sernine qui s'étonne qu'on puisse qualifier Clément de gnostique), condamne ce qu'il considère 
comme la fausse gnose, et en fait prête des doctrines ésotériques à toutes les écoles philosophiques de 
l'antiquité, affirmant que celles-ci (et même, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, l'école 
épicurienne) possèdent, outre leurs livres officiels, des livres secrets, qu'elles ne divulguent qu'aux membres 
de leur secte. Où l'on voit que si conspirationnisme il y a, il est davantage encore chez ce Clément 
d'Alexandrie dont Sernine se réclame, que chez Couvert ou Jean Vaquié... Mais laissons là... 


Ainsi donc les modernistes orthodoxes (qui sur ce point, ont des imitateurs catholiques conciliaires ou 


traditionalistes) prennent-ils une citation des pères grecs ou de mystiques orthodoxes sur la divinisation ou sur 
quelque thème du même genre, extraient cette citation de son contexte doctrinal et spirituel, puis la pressent 
jusqu'à en tirer une thèse gnostique plus ou moins marquée. Notons du reste (et c'est pourquoi il faut toujours 
être prudent dans ses jugements) qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer entre un orthodoxe qui, quoique 
schismatique, reste jusqu'à un certain point doctrinalement sain, mais, qui, comme tout orthodoxe, est attaché 
à la doctrine de la divinisation et peut à l'occasion l'exprimer en des termes exagérés de l'orthodoxe gnostique 
ou moderniste qui détournera cette doctrine en un sens virtuellement maçonnique (même s'il ne sera pas 
forcément lui-même favorable à la maçonnerie, quoiqu'il y ait à la vérité, une certaine complaisance vis-à-vis 
de la maçonnerie chez nombre de clercs orthodoxes modernistes), mais pourra à l'occasion, surtout en 
fonction des personnes auxquelles il s'adresse, s'exprimer en des termes qui pourraient sembler acceptables. 


Ajoutons que ces déviations sont beaucoup plus notables dans des pays comme la France que dans des pays 
orthodoxes tels que la Grèce ou la Russie. Et que même en France, c'est plutôt la frange la plus moderniste 


ou la plus gnosticisante de l'orthodoxie qui tient les revues et les maisons d'éditions, au point qu'elle n'est 
parfois significative que d'elle-même 


Sur ce sujet de la gnose et de l'orthodoxie, on pourrait aussi évoquer le rapport de certains milieux 


orthodoxes (et par exemple des éditions "L'âge d'Homme") à René Guénon, mais nous remettons ce sujet à 
plus tard. 


Guénon, l'orthodoxie, et Benoît XVI 
12 octobre 2010 


Ayant précédemment écrit sur la dimension gnostique du courant moderniste au sein de l'orthodoxie, il 


me restait à parler du rapport de l'orthodoxie à René Guénon et au courant qu'il incarne. Nous avons vu 

l'importance de la doctrine de la divinisation dans la pensée orthodoxe, ainsi que la réinterprétation gnostique 

que lui fait subir le courant moderniste au sein de l'orthodoxie. Cependant la doctrine de la divinisation joue 
4 


également un rôle important dans l'ésotérisme en général, et notamment chez René Guénon et ses disciples. 
Ce fait, joint à l'importance accordé à la tradition par René Guénon et le courant qu'il incarne, explique peut 


être cet autre fait que nombre de lecteurs de Guénon ou de ses épigones se soient convertis à l'orthodoxie, et 
que réciproquement, certains milieux orthodoxes se soient tournés, quoique pas de manière exclusive, vers 


René Guénon. Cependant, alors que dans les milieux catholiques, les guénoniens se recruteraient plutôt dans 
les milieux conservateurs voire traditionalistes, en raison de l'insistance de Guénon sur une notion, 
relativement faussée par ailleurs, de tradition, dans l'orthodoxie, Guénon peut séduire également (et peut-être 
d'ailleurs prioritairement) certains courants modernistes du fait que, dans le cadre orthodoxe, même ces 


courants conservent une forte référence à la tradition, et que, comme nous l'avons vu, ils donnent comme le 
courant ésotériste un sens gnostique au concept de divinisation, lequel joue un rôle central dans un cas 
comme dans l'autre. Tout courant gnostique, en effet, n'est pas forcément ésotérique : par exemple, Karl 


Rahner et Benoît XVI sont certainement gnostiques, mais ce ne sont pas pour autant des ésotéristes, 
quoiqu'une étude approfondie montrerait des convergences étonnantes entre les thèses du courant guénonien 
au sens large et la théologie aussi bien que la praxis du pape actuel. 


Toujours est-il qu'on observe une forme de quénonisation de certains courants orthodoxes occidentaux 
qu'on pourrait qualifier en un sens de modernistes, mais qui restent traditionnels par certains aspects et qui 
peuvent tout aussi bien être en relation avec les milieux guénoniens catholiques de tendance traditionnelle : 
cf., par exemple, la publication d'ouvrages de Jean Borella aux éditions L'Age d'Homme. Cela dit, de même 
que dans les milieux catholiques, certains orthodoxes ont bien vu le danger représenté par l'œuvre de René 
Guénon : mais parfois aussi, un peu comme certains traditionalistes, ils sont tentés de relativiser le problème 


en raison des positions conservatrices de Guénon., de sa référence à la notion de tradition, et des conversions 
qu'il a apporté à leurs églises, conversions qui ont d'ailleurs parfois abouti in fine à une prise de distance à 


l'égard de René Guénon ou au moins de certains aspects de son enseignement — un peu comme une Eglise 
sera finalement moins sévère envers les francs-maçons, lorsqu'elle se rend compte qu'elle est de fait financée 
en partie par des maçons. 


À la vérité, cependant, il faut se rendre compte que la pensée de René Guénon converge étrangement 


avec les thématiques des courants modernistes conservateurs (et parfois, même, moins conservateurs) : 
valorisation des traditions religieuses non-chrétiennes prises en elles-mêmes, thèmes panihéistes ou 


panthéisants, une certaine forme de relativisme, un pathos de la divinisation de l'homme compris en un sens 
gnostique, etc. 


Par exemple, les contradictions apparentes du pontificat de Benoît XVI disparaissent comme par 


enchantement dès lors qu'on l'interprète d'un point de vue peu ou prou quénonien (qu'on se réfère d'ailleurs à 
Guénon lui-même ou à l'un de ses disciples comme Schuon ou plus près de nous Jean Borella). Discussions 


avec la FSSPX, interprétation du Concile à la lumière de la Tradition, réhabilitation (très) partielle de l'ancien 





rit, aussi bien que réhabilitation et béatification de l'ontologiste Rosmini (c'est l'abomination de la désolation 
sur l'aile du Temple), concession et dialogues à l'égard des religions non-chrétiennes, œcuménisme centré 


non comme précédemment sur le protestantisme (honni par Guénon et ses disciples) mais sur l'anglicanisme 


(tendance traditionnelle au sein du protestantisme, et en même temps berceau de l'ésotérisme moderne avec 
Fludd et consorts) ainsi que sur la FSSPX et l'orthodoxie, aux tendances traditionnelles en pleine conformité 


avec les canons guénoniens de la religion traditionnelle... 


Il ne s'agit pas du reste, de dire que Benoît XVI soit quénonien (peut-être d'ailleurs l'est-il 
inconsciemment, à la suite de certaines lectures, à défaut de l'être consciemment) mais qu'il se meut dans un 
espace d'action et de pensée au sein duquel les principes gquénoniens restent des principes explicatifs 
valables et peut-être du reste, les principes explicatifs les plus simples qui soient accessibles au catholique 
moyen. 


Une autre explication encore serait que Benoît XVI (volontairement ou involontairement, directement ou 


indirectement) agisse sous l'influence d'organisations initiatiques antérieures à la personne et à l'œuvre de 





René Guénon lui-même et qui auraient utilisé ce dernier pour exposer sous une forme vulgarisée une partie 


du programme qu'elles comptaient mettre en œuvre plus tard et qu'elles mettent en œuvre actuellement à 
travers la personne de Benoît XVI (quelle que soit par ailleurs le niveau de responsabilité personnelle de ce 


dernier). Nous pensons avoir montré dans tous les cas que la convergence entre Benoît XVI et la hiérarchie 
officielle de l'orthodoxie n'est pas entièrement due au hasard. 


Pour vous abonner ou vous désabonner de la lettre d’information Virgo-Maria, veuillez remplir le formulaire 
disponible sur notre site http://wWww.virgo-maria.org/